Caroline Hale, Head of Human Ressources

08 septembre 2026
6 min.

Française de cœur, américaine de vie

C’est un peu comme un pèlerinage, un retour aux sources. Caroline a quitté la Californie pour rejoindre Murlin quelques jours et faire le point sur les dossiers avec ses collègues des Ressources Humaines. Chez Charlois, côté US, depuis 2010, Caroline est l’ambassadrice du groupe au pays de l’oncle Sam et promeut la culture Charlois auprès de ses collaborateurs.

Ambiance studieuse pour ce séjour en terre nivernaise entre vignes et forêts. « C’est un peu un retour aux sources, une immersion dans le fief Charlois, là où tout a commencé. C’est toujours un plaisir de venir à Murlin. Ce village est le témoin de l’évolution, de la croissance du groupe. Depuis 2010, je l’ai vu se métamorphoser et être ce qu’il est aujourd’hui. J’ai remarqué qu’il y avait eu encore quelques aménagements ces derniers mois ». Ce voyage, elle le fait en moyenne deux fois par an, l’occasion aussi pour elle d’aller rendre visite à sa famille, à sa mère en particulier, installée dans la Meuse, tout près de Verdun. « J’ai ce lien maternel avec la France, au propre, comme au figuré. C’est le pays ou je suis née, celui dans lequel j’ai grandi. Même si je vis aux États-Unis depuis plus de trente ans, je me sens, aujourd’hui, plus française qu’américaine ».

Le choix d’une vie

Née dans les Yvelines, Caroline a grandi à Louviers, dans l’Eure avant de s’installer dans la campagne meusienne, près de Verdun. Collégienne studieuse, lycéenne attentive, Caroline rêve d’Amérique, elle se familiarise avec la langue en écoutant Billy Joël et de la Country Music… « J’adorais ça. Et toujours aujourd’hui. De façon plus générale, j’avais ce désir au fond de moi d’aller vivre aux États-Unis, sans avoir la certitude d’y rester et d’y faire ma vie. L’immensité du pays, symbole de liberté, les grands espaces, les lacs, la nature, les plages et le soleil de Californie… ». Jeune bachelière, Caroline entame un cursus de Commerce International en région parisienne, et l’obligation d’un stage de fin d’étude à l’étranger. « C’était l’opportunité de franchir le cap, ce que j’ai fait sans hésiter ». Caroline rejoint San-Francisco et intègre les effectifs d’une entreprise organisatrice de séjours de découverte des États-Unis clefs en main à destination de touristes français. « L’idéal pour découvrir ce pays très cosmopolite et ses différentes cultures ».

Immersion et intégration

Hébergée dans une famille américaine pendant cette période de stage, Caroline poursuit son parcours d’intégration en immersion dans cette culture et s’approprie les us et coutumes de ses hôtes et rencontre celui qui allait devenir le père de ses enfants, des jumeaux aujourd’hui âgés de 25 ans. « Après cette période de stage, j’ai décroché un premier contrat au sein de Lafitte, une société française basée à Toulouse qui produit des bouchons et des capsules pour les vins. Pendant 17 ans, j’ai occupé différents postes dans l’entreprise. Je suis assez polyvalente. Compta, finances, commerce et même une partie RH, déjà. J’ai également suivi des cours du soir à la Sonoma State University pour parfaire mes connaissances en business administration et comptabilité ». Caroline et sa famille s’installent durablement sur la côte californienne, à quelques kilomètres de la Napa Valley, capitale californienne du vin.

L’aventure Charlois

J’étais aux US pour les débuts de l’aventure Charlois sur le sol américain. C’est pour cette raison, je pense, qu’une connaissance commune m’a sollicitée pour rejoindre le groupe qui venait de faire l’acquisition de Saury et Leroi en France et Winemakers Cooperage en Californie, qui allait être repabtisée en 2010, Charlois Cooperage USA. « Une nouvelle équipe, un nouveau challenge. Après 17 années, je me suis dit pourquoi pas ». Son profil polyvalent, la maitrise parfaite des langues américaine et française sont autant d’atouts que Caroline va mettre au service de Charlois et de son développement dans l’Ouest américain. « À l’instar du poste que j’occupais précédemment, j’ai effectué des tâches très diverses, mais complémentaires, au sein de l’entreprise, dont la partie RH que j’affectionnais particulièrement ». Depuis son bureau de Cloverdale, Caroline a vu Charlois se développer aux US. « Le fait majeur de ces dernières ce sont les acquisitions de Graf et Kelvin dans le Kentucky. L’activité s’est démultipliée et avec, le nombre de collaborateurs. Nous sommes, aujourd’hui, environ 380 personnes à travailler pour les maisons Charlois aux US ». Un accroissement des effectifs qui implique le repositionnement de Caroline à 100% sur les RH. « C’est le rôle qui m’est dévolue aujourd’hui et que j’ai accepté avec grand plaisir. Je suis le support de Sonia Charlois dans la gestion des nombreux sujets RH et dans l’accompagnement de nos équipes aux USA, et nous collaborons étroitement sur de nombreux sujets, sur la transposition de ce qui se fait en Europe aux Etats-Unis où les lois sont différentes, notamment pour le droit du travail, la protection sociale et la santé. Dans une entreprise comme la nôtre, les Ressources Humaines sont un service important, garant des valeurs et de la culture d’entreprise ».

Trois questions à Caroline :

Vous êtes installée aux États-Unis depuis 1993. Vous avez passé plus de temps aux USA qu’en France du coup…

C’est exact. Je vis un peu entre deux cultures : très française dans mon quotidien aux États-Unis et, parfois étonnamment américaine lorsque je rentre en France. Mais au fond de moi, la France est mon pays et très honnêtement je me sens, je me sais, plus française qu’américaine. Et je peux dire que je pourrai même envisager vivre en France pour ma retraite. La Californie, pour beaucoup, c’est une carte postale. Les plages, l’océan, le soleil, Hollywood et son Walk of Fame… Tout est grand, démesuré, c’est vrai. Mais la Californie c’est aussi l’État le plus libre d’Amérique. C’est un État dans lequel il fait bon vivre, où la réussite est saluée, récompensée.

Vous occupez aujourd’hui les fonctions de Head of Human Ressources pour les maisons de Charlois aux États-Unis. Quel est votre rôle ?

Ah vaste sujet. J’ai laissé les fonctions administratives et comptables que j’occupais auparavant, quand il y avait moins de collaborateurs. L’expansion du groupe aux US a fait augmenter considérablement le nombre de collaborateurs. Lorsque Sonia Charlois m’a proposé de m’occuper des ressources humaines à temps complet j’ai tout de suite dit oui. C’est un poste que j’affectionne particulièrement, même si on est constamment sur le fil. Il y a d’un côté l’humain, de l’autre l’entreprise. Il nous faut protéger nos femmes et nos hommes tout en préservant les intérêts de l’entreprise. Il faut faire en sorte que les choses se passent bien. C’est également un poste au travers duquel on véhicule l’esprit et les valeurs de l’entreprise auprès de tous. Il y a cette exigence du travail bien fait, de rigueur et d’authenticité qui sont les fondements de notre culture d’entreprise.

Comment est perçu Charlois dans nos maisons aux États-Unis ?

Plutôt bien, voire très bien. L’arrivée de Charlois a été, selon moi, une très forte valeur ajoutée pour les collaborateurs au niveau des conditions de travail et de la monté en compétences des savoir-faire. J’ai en tête cette petite anecdote liée à la parution du premier magazine Charlois où la plupart des collaborateurs ont été surpris par l’histoire, qui s’inscrit dans le temps long également, de la famille Charlois. Surpris aussi de découvrir en images et en mots, ce petit village de Murlin, là où tout a commencé.

Photographie : Christophe Deschanel

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