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Zoom sur la forêt des Bertranges

24 avril 2018

LA CHARITÉ-SUR-LOIRE – BERTRANGES.

lci la ville et là, à quelques kilomètres, la prestigieuse chênaie séculaire. Quelle longue et belle histoire n’évoque-t-on pas en écrivant ces mots !

Cette histoire nous la ferons remonter à l’an 1121. C’est en effet cette année-là que la pieuse Emmengarde de Narcy exprima, au seuil de la mort, le voeu de faire don à la Vierge de la majeure partie de ses biens dont «la Grande Bertrange» qui désignait l’ensemble boisé dépendant de la Seigneurie.

Le 15 août 1121, son époux Hugues de Til, Seigneur de Narcy, respectueux de ce voeu, remit solennellement ces biens au Couvent des Bénédictins de La Charité, la Vierge à qui était dédiée l’église du couvent se trouvant, en droit canon, propriétaire de la forêt qui fut baptisée «Bertrange Sainte-Marie».

Concrètement, ce furent donc les bénédictins de La Charité qui attachèrent, plusieurs siècles durant, leur nom à la gestion de la forêt.

En 1253, le couvent acquit, probablement par donation, les bois appartenant à Etienne de Blancafort et Agnès son épouse.

La forêt couvrait alors 6.000 arpents, soit environ 3.650 ha. Cette contenance figurait sur des lettres d’amortissement de Philippe le Bel concernant les bois dont le Prieuré possédait la justice.

Vers l’est, ses confins étaient sensiblement ceux des communes de Chaulgnes et de Raveau, au sud-est les bois du Prieuré bordaient ceux de Frasnay, et au nord-est les Usages de Narcy dont le Prieuré deviendra propriétaire en 1364 (Petite Bertrange). A l’ouest, les confins étaient ceux du massif actuel.

Durant plusieurs siècles, l’histoire forestière de l’actuel canton de La Charité fut

intimement liée à cet important massif. Le régime des exploitations avait pour objectif primordial d’approvisionner en bois de feu les populations, les commerces et les industries locales car le bois fut pratiquement jusqu’à la fin du 18e siècle, la seule source de chaleur utilisée. Ces industries étaient d’ailleurs venues s’installer en périphérie de forêt, faute de moyens de communication.

On pense d’ailleurs que l’implantation des forges, dont d’énormes accumulations de scories sur le pourtour de la forêt désignent les emplacements, remonte à l’époque gallo romaine.

>Retrouvez ici l’article intégral<

Photo © Christophe Deschanel

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