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Histoires de familles par Guillaume Tozer

Philibert Charlois (1665 – 1719)

28 mai 2020

L’histoire du groupe Charlois prend ses racines il y a plus de trois siècles et demi en forêt des Bertranges, avec Jacques Charlois (? – 1688), fendeur de merrain. Au cours de sa vie, Jacques Charlois a eu au moins cinq enfants avec sa première femme, Perrette, dont Philibert (fendeur et aïeul en ligne directe de Sylvain Charlois). Voici comment je retrace son passé : Philibert Charlois, qui apparaît également sous le nom de Philbert dans certains actes paroissiaux, est né « le dernier jour de may mil six cent soixante cinq ». Fils de fendeur, c’est tout naturellement qu’il suit la même voie que son père. L’un des premiers documents d’archives mentionnant l’activité de fendeur de Philibert est l’acte de naissance de son premier fils, Jacques, né le 18 octobre 1689. Notons qu’en retraçant la généalogie des Charlois, les prénoms se répètent fréquemment d’une génération à l’autre, comme c’était l’usage autrefois.

 

Philibert, « fils de feu Jacques Charlois et de Perrette Légaré », épouse le 30 juin 1688 Anne Rondeau, fille de Jean et Marie Rondeau, de la paroisse de Saint Martin de Nevers où son père est installé comme charpentier. Le mariage est célébré à Chaulgnes quelques semaines après le décès du père de Philibert, en présence, notamment, de Pierre, frère du marié, et des frères de la mariée ; pour ces derniers, l’acte de mariage précise qu’ils sont charpentiers à Pougues-les-Eaux. Après l’alliance entre Jacques Charlois (? – 1688), fendeur, et Perrette Légaré, fille de charbonnier et sœur de fendeurs et cercliers, c’est à nouveau le bois qui semble présider à cette union et rapprocher ces deux familles nivernaises.

 

Philibert Charlois s’éteint le 12 novembre 1719, à l’âge de 54 ans, quelques années avant sa femme Anne (1664 – 1725). Ils eurent au moins 2 fils, Jacques et Claude, comme en attestent leurs actes de décès respectifs (« en présence de Claude Charlois et de Jacques Charlois ses deux fils »). Jacques (1689 – 1733), aïeul en ligne directe de Sylvain Charlois, devint également fendeur et perpétua ainsi la tradition et les savoir-faire familiaux liés à la fente du bois en forêt des Bertranges.

 

Une histoire d’homme, celle de Jacques, et de famille, celle d’une troisième génération de fendeurs, que je vous raconterai dans les semaines à venir.

 

 

Visuel : Acte de naissance de Jacques Charlois (18 octobre 1689) © Archives départementales de la Nièvre

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