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Maisons du groupe

Maison Charlois : 90 ans au service de la valorisation du chêne

15 mars 2018

Plusieurs sources historiques confirment qu’Eugène Charlois (fils, petit-fils, frère et neveu de fendeurs de merrains) a débuté son activité de façonnage de bois à Murlin en 1928.

Plusieurs sources historiques confirment qu’Eugène Charlois (fils, petit-fils, frère et neveu de fendeurs de merrains) a débuté son activité de façonnage de bois à Murlin en 1928. Le choix de s’établir dans cette commune s’explique notamment par le fait que sa femme, Marie Poncelet, avec laquelle il se marie le 10 juillet 1926, ait grandi à Murlin.

Eugène Charlois, « marchand de bois, au bourg », apparaît pour la première fois sur les matrices cadastrales (Matrice Générale des Contributions directes) de Murlin il y a quatre-vingt-dix ans. La profession de marchand de bois consiste alors à acheter aux propriétaires forestiers puis à entreprendre la façon et le transport du bois. La fente du merrain est à cette époque plus que jamais une affaire de famille puisqu’André Charlois, le fils de son frère aîné Jean-Étienne, reprend en 1927 la fabrique de bois merrains de son père à Chaulgnes. Tandis que les matrices cadastrales de Saint-Aubin-les-Forges précisent que le cousin germain d’Eugène, Louis Charlois, exerce la profession de « marchand de bois merrains » à partir de l’année 1936.

Les archives municipales de Murlin conservent des documents relatifs à l’emprunt émis par le Syndicat Intercommunal d’Électricité de La Charité-sur-Loire. Sur la souche du carnet de souscription, il est indiqué que « Charlois, md de bois », domicilié à Murlin, a souscrit le 16 avril 1928 une obligation pour la somme de 500 francs. À titre de comparaison, le salaire journalier d’un bûcheron nivernais est de 1,50 francs au début du 20e siècle (Les populations forestières du Centre de la France, 1907) et le salaire mensuel moyen d’un manœuvre en province est de 610 francs en 1930. Ces archives permettent de mesurer l’importance que revêt à cette époque l’électrification de la commune de Murlin, synonyme de croissance et de développement économique, pour Eugène Charlois.

L’activité d’Eugène Charlois est par ailleurs référencée dans l’Annuaire de la Nièvre à partir de l’année 1930 sous l’intitulé « Bois (Md de). – M. Charlois ».

Enfin, l’activité de fente de merrains des établissements Eugène Charlois est attestée par le recensement des fendeurs de merrains établi par l’Administration des Eaux et Forêts le 18 octobre 1939 (Archives départementales du Cher) dans lequel l’entrepreneur est enregistré comme fendeur par le 20e Centre Militaire des Bois de Guerre (CMBG), Circonscription de la Nièvre.

Ainsi, depuis quatre-vingt-dix ans, la Maison Charlois façonne du bois de chêne sur la commune de Murlin et excelle aujourd’hui dans l’art de la fente du merrain grâce à un savoir-faire transmis de générations en générations mais également grâce au développement de machines-outils spécifiquement conçues pour cette activité.

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