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Forêts urbaines

Lyon

28 janvier 2021

Élue Capitale de la biodiversité en 2019, la métropole de Lyon apparaît aujourd’hui comme l’une des collectivités les plus engagées dans la lutte contre les effets du réchauffement climatique et les îlots de chaleur urbains grâce à sa politique en faveur de son patrimoine arboré.

 

La Métropole de Lyon a ainsi été la première en France à intégrer dans son PLU un coefficient de végétalisation de 30 % qui s’impose à toutes les nouvelles constructions, dont la moitié en pleine terre pour permettre la croissance de grands arbres.

 

En parallèle, le Grand Lyon a adopté une Charte de l’Arbre, basée sur le concept de foresterie urbaine, qui vise à une reconquête verte de l’agglomération et à œuvrer pour une réconciliation entre la nature et la ville. Suite à l’adoption de la première charte en 2000, le nombre d’arbres présents sur les espaces publics de la métropole de Lyon a été multiplié par 2,4, passant de 42.000 en 1990 à plus de 100.000 aujourd’hui.

 

Le « Plan Canopée » de la métropole est centré autour de 4 axes : pérenniser et développer le patrimoine arboré, favoriser le bien-être et la mobilisation des citoyens, fédérer les professionnels autour du plan et améliorer la connaissance et développer de nouvelles pratiques. Il se décline en 25 actions qui concourent toutes à protéger et développer davantage la forêt urbaine du territoire de la Métropole de Lyon. Ce plan a pour objectif de porter la canopée urbaine* à 30% en 2030.

 

La lutte contre le phénomène d’îlots de chaleur urbains est au cœur de la politique du Grand Lyon. Ce phénomène d’îlots s’explique globalement par l’hyper-minéralité des villes, la coloration sombre des matériaux absorbant la chaleur le jour** et la libérant la nuit, l’imperméabilité et le manque de végétation. Grâce aux arbres, les autorités locales espèrent faire chuter les températures de plusieurs degrés. Les arbres agissent en effet par leur ombrage qui intercepte les rayons solaires. Mais pas uniquement car les arbres agissent également, et surtout, sur les températures grâce à l’évapotranspiration***. Pour obtenir l’effet de climatiseur naturel, trois strates sont nécessaires : des graminées au sol, des arbustes à hauteur d’homme et une couverture foliaire au niveau supérieur afin de favoriser les échanges entre l’air et l’eau dans la verticalité.

 

Pour le confort de ses administrés, la métropole lyonnaise a mis à disposition du public une carte interactive des lieux frais où trouver refuge en cas de fortes chaleurs.

 

La politique lyonnaise ne s’arrête pas à la plantation d’arbres. Il s’agit en effet d’une politique urbaine globale prenant en compte l’ensemble des facteurs permettant à ce patrimoine arboré de perdurer dans le temps. La question de l’approvisionnement en eau pour l’arrosage des espaces verts a ainsi été en grande partie réglée lors du réaménagement de la rue Garibaldi. L’ancienne trémie souterraine Vauban a été transformée en réservoirs d’eaux pluviales pouvant servir au nettoyage de la voirie autant qu’à l’alimentation en eau des zones vertes.

 

La métropole a par ailleurs commencé à l’automne 2020 à planter une forêt urbaine selon la méthode Miyawaki dans le quartier de la Duchère.

 

 

Autant de projets qui font de la métropole lyonnaise un territoire durable et résilient qui offrira, dans les années à venir, un environnement plus favorable à ses habitants face à l’augmentation des températures. Les scénarios les plus pessimistes tablant sur le fait que le climat de Lyon sera identique à celui d’Alger à l’horizon 2100…

 

 

*La canopée urbaine correspond au couvert arborescent d’une ville. L’indice de canopée, outil élaboré par des chercheurs du Massachusetts Institut of Technology (MIT), est une mesure qui exprime le pourcentage de territoire recouvert par la frondaison des arbres.

**De plus en plus de villes à travers le monde ont pris la décision de repeindre les routes et les toits des immeubles en blanc ou en bleu car ces couleurs claires réfléchissent mieux les rayons du soleil et permettent de diminuer les températures. D’après les autorités de la ville de Los Angeles par exemple, les rues recouvertes d’un revêtement blanc seraient en moyenne 5 à 7 degrés plus fraîches que les autres rues de la mégalopole.

*** L’eau absorbée par les racines est ensuite rejetée sous forme de vapeur d’eau au niveau des feuilles, créant un effet de rafraîchissement.

 

Visuel 1 : Végétalisation de la rue Garibaldi à Lyon © D.R.

Visuel 2 : Végétalisation et circulations douces à Lyon © D.R.

Visuel 3 : Projet du Grand Parilly à Vénissieux dans lequel seront plantés plus de 700 arbres et plus de 2000 baliveaux © D.R.

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