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Du genre Quercus

Le Chêne liège

4 juin 2020

Le chêne liège (Quercus suber) est un arbre de la famille des Fagacées.

 

Arbre à feuillage persistant*, le chêne liège mesure entre 10 et 20 mètres et sa durée de vie se situe entre 250 et 400 ans. Son tronc est généralement court et flexueux et possède une écorce liégeuse pouvant atteindre 5 centimètres d’épaisseur. Le houppier du chêne liège est peu dense avec quelques grosses branches. Les jeunes rameaux sont d’abord pubescents puis, au bout d’un à deux ans, deviennent lisses et gris. Ses feuilles, petites (3 à 5 centimètres) et à court pétiole sont peu ou pas dentées. Les glands, logés dans des cupules à écailles inégales légèrement saillantes, sont allongés, de couleur brune plus ou moins rougeâtre et terminés par une courte pointe.

 

L’aire de répartition du chêne liège s’étend à la partie occidentale du bassin méditerranéen (Maghreb, Espagne, Portugal, France, Italie et ex-Yougoslavie). En France métropolitaine, le chêne liège se situe en grande majorité dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes et est assez commun dans les Landes, sur le pourtour méditerranéen et en Corse. Sensible au gel, on le trouve surtout sur granites, schistes et grès ainsi que sur sols sableux, meubles mais plutôt frais jusqu’à 600 mètres d’altitude. Le chêne liège est principalement présent en forêts privées (82%) et représentent un volume sur pied d’environ 4,5 millions de m3**.

 

Son bois, très dense et très dur, est difficile à travailler et contient beaucoup de tanin. Le chêne liège est cultivé depuis des siècles en Europe pour le liège qu’il produit. Le liège sert principalement à la fabrication de bouchons et de panneaux pour l’isolation phonique et thermique. Les forêts exclusivement composées de chênes liège sont appelées des suberaies.

 

La « levée de liège », ou démasclage, a lieu tous les 9 ans environ durant la phase annuelle la plus active de la croissance de l’écorce du liège, entre la mi-mai et début juin puis se prolonge jusqu’aux derniers jours du mois d’août.

 

L’écorce du chêne liège se régénérant naturellement, il n’est pas nécessaire de couper l’arbre pour pouvoir récolter le liège. Le démasclage diminue néanmoins la résistance de l’arbre face aux rigueurs du climat, aux incendies et vis-à-vis des agresseurs naturels.

 

 

Visuels © D.R.

 

 

*Le chêne liège est un arbre pseudo-sempervirente (du latin sempervirens qui signifie « toujours vert ») ce qui signifie que les feuilles de l’année tombent au moment du débourrement des nouvelles feuilles en juin.

**Inventaire forestier, IGN

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