Retour en haut de la page
< Retour aux actualités
Du genre Quercus

Le chêne à galles

15 avril 2021

Le chêne à galles (Quercus infectoria), également appelé chêne d’Alep ou chêne d’Israël, est un arbre de la famille des Fagacées.

 

Arbre à feuillage tardivement caduc ou marescent*, le chêne à galles est un petit arbre mesurant généralement de 3 à 6 mètres de hauteur. Il possède une couronne ouverte et une écorce fortement crevassée. Ses feuilles, longues de 2 à 8 cm sur 1 à 6 cm de largeur, sont d’apparences variables. Leurs bords peuvent être ondulés, entiers, sinués ou bien encore crénelés dentés ou dentés et dotés de 4 à 9 paires de dents mucronées** ou mutiques. Les glands du chêne à galles sont cylindriques allongés (longs de 2,5 à 4 cm pour 1,2 à 1,8 cm de large) et logés dans des cupules hémisphériques englobant entre un tiers et un cinquième du gland.

 

Répartition géographique du chêne à galles

 

L’aire naturelle du chêne à galles s’étend à la partie orientale du bassin méditerranéen de la Grèce à la Turquie en passant par le Proche-Orient (Israël, Liban, Syrie, Irak et Iran).

 

Utilisation du chêne à galles

 

Le bois du chêne à galles est utilisé en bois de chauffage et en charbon de bois.

Le chêne à galles est principalement cultivé pour ses noix de galle qui sont des excroissances pathologiques produites en réaction à la piqûre des insectes femelles cynipidés qui y pondent leurs œufs. Les larves grandissent à l’intérieur des noix de galle en se nourrissant de l’amidon qu’elles contiennent. Particulièrement riches en tannins (entre 60 et 70% suivant les sortes), les noix de galle sont utilisées en médecine traditionnelle pour leurs propriétés astringentes et toniques ainsi qu’en teinturerie ou pour la fabrication d’encres et de colorants alimentaires. Les noix de galle les plus estimées sont celles d’Alep.

 

Particularités du chêne à galles

 

L’espèce fut décrite par le naturaliste et entomologiste Guillaume-Antoine Olivier en 1801 dans son Atlas pour servir au voyage dans l’Empire Othoman, l’Égypte et la Perse puis introduite en Angleterre en 1822. Le scientifique nomme alors l’excroissance « galle du commerce » en raison de son importance économique dans la partie orientale du bassin méditerranéen.

 

*Se dit d’un feuillage qui sèche à l’automne mais reste attaché à la plante jusqu’au débourrement des nouvelles feuilles le printemps suivant.

**Pourvu à l’extrémité d’une pointe très courte droite et raide.

 

Visuels © D.R.

 

 

 

Archives mensuelles