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Histoires de familles par Guillaume Tozer

Jacques Charlois (? – 1688)

30 avril 2020

Mes recherches généalogiques se poursuivent et les archives (registres paroissiaux et d’état civil) continuent à livrer leurs secrets sur la famille Charlois et ses liens avec les métiers du bois et la forêt des Bertranges.

 

Fils d’Estienne Charlois et de Barnabée Thomas, Jacques Charlois épouse Perrette Légaré à Chaulgnes le 20 novembre 1657. Dès le milieu du 17e siècle, quelques temps après le sacre de Louis XIV (1654), l’acte de mariage de Jacques et Perrette précise ainsi que l’aïeul de la famille Charlois exerçait le métier de fendeur : « Jacques Charlois fendeur de cette parroisse fils de feu Estienne Charlois et de Barnabée Thomas a espouzé […] Perette Lesgaré fille de Gabriel Lesgaré et de Jehanne Buzelin de la parroisse de Fanet les Chanoines [Frasnay les Chanoines, Saint-Aubin-les-Forges] en présence de Jacques Creuzet escuyer sieur de Plaineval, de Mr Charlois huissier […] son oncle et de Claude Vertoux marguillier le vingtieme de novembre 1657 ».

 

L’acte de décès de la mère de Jacques, Barnabée Thomas (1669), révèle que son père, Étienne Charlois, était hoste (tenancier d’une hostellerie) à Chaulgnes. Ce n’est donc vraisemblablement pas par l’intermédiaire de son père que Jacques a été formé au métier de fendeur. Parmi les frères et sœurs de Jacques (Marie, Pierre, François et Étienne), Pierre et François étaient vignerons à Chaulgnes. La famille de Barnabée Thomas pourrait en revanche avoir joué un rôle au niveau de la formation de Jacques. Suite au décès de Perrette en 1668, Jacques se remarie le 20 août 1669 avec Françoise Gounot. La lecture de l’acte dévoile que deux des cousins de Jacques, du côté maternel, étaient fendeurs : « en présence de Jean Vien cousin germain du dit Charlois du coste maternel, de Jean Polant cousin remué de germain du dit Charlois du coste maternel, tous deux fendeurs de cette parroisse ».

 

Il se pourrait donc que Jacques ait été formé auprès d’un de ses oncles maternels et que ce soit par son intermédiaire qu’il ait rencontré la famille de sa femme, Perrette, originaire de Saint-Aubin-les-Forges. Fille de Gabriel Légaré, charbonnier, Perrette avait en effet deux frères, Pierre et Étienne, fendeurs comme l’indiquent plusieurs actes des registres de la paroisse de Chaulgnes. Sur certains actes, Pierre et Étienne Légaré sont également enregistrés comme cercliers, artisans spécialisés dans la fabrication de cercles en bois pour les tonneaux. Pas étonnant pour un village comme Chaulgnes dont une grande partie de l’activité était alors centrée autour de la viticulture.

 

« Jacques Charloys fendeur » s’éteint le 21 mars 1688 à Chaulgnes. Au cours de sa vie, il a eu au moins cinq enfants avec sa première femme, Perrette, dont Philibert (fendeur et aïeul en ligne directe de Sylvain Charlois), Gabrielle, Louis (fendeur), Pierre (vigneron) et Jeanne marié à Mary Morin, également vigneron.

 

Je raconterai leur histoire prochainement. Une histoire, comme celle de Jacques, qui se lit à la lumière des archives et qui témoigne de savoir-faire familiaux séculaires liés au chêne, de la forêt au vin.

 

Guillaume Tozer.

 

Visuel : ©D.R.

 

 

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