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Au vignoble et au cellier - 1910

Février au vignoble

11 février 2020

« Au vignoble et au cellier – 1910 » est une série d’articles que nous vous présentons tout au long de l’année 2020, mois par mois. Les articles sont issus de l’Annuaire du commerce des vins de 1910 et décrivent les différents travaux nécessaires à la production de raisin et de vin au début du XXe siècle.

 

 

Au cours du mois de février, les travaux au vignoble sont marqués, à cette époque-là, par les préparations des parcelles à la plantation, la préparation des plants de vignes et la complantation ou « provignage ».

 

 

Extrait de l’Annuaire du commerce des vins de 1910 :

 

« Plantations – Février est le mois où l’on prépare le sol destiné à être planté en vignes. Si la terre est imperméable, il n’est pas indispensable de la défoncer. Si on veut renouveler après arrachage une ancienne vigne, il faut en cultiver le sol quatre ou cinq ans avec céréales, racines et fourrages alternés. S’il s’agit de terres en friche, il faut les défricher et les planter sans délai. Les terrains froids et compacts ou qui ont longtemps porté des vignes doivent être défoncés à 50 ou 60 centimètres. La plantation sur simple culture de propreté à 10 ou 15 centimètres de profondeur est la meilleure quand le défoncement n’est pas indispensable.

 

Façons – Fumure, terrages, labour et taille ; récolte et mise en réserve des greffons et boutures ; confection des greffes sur boutures et sur racines.

 

Provignage – Dans les terrains argileux on provigne en février et mars. Cette opération a pour avantage le repeuplement rapide des vides et une production de fruits dès la deuxième année. Il est coûteux et produit des ceps souvent peu rustiques et peu vivaces.  »

 

 

Un siècle plus tard… La complantation autrefois désignée par le terme de « provignage » est l’action de remplacer les pieds morts d’une parcelle existante par de jeunes plants de vigne. En effet, chaque année, des pieds meurent dans les parcelles et ce pour diverses raisons : accidents mécaniques (engins), intempéries (sécheresse ou foudre) mais aussi pour des raisons sanitaires (maladies du bois).

 

De nos jours, il est notamment nécessaire de remplacer les pieds manquants pour respecter les règles des décrets d’appellation qui imposent un nombre de pieds minimum par hectare, sous peine de se voir déclasser de l’appellation.

 

 

Visuel : carte postale ancienne, scène de provignage en Champagne au début du 20e siècle ©DR

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