Retour en haut de la page
< Retour aux actualités
Histoires de familles

Claude Charlois (1748-1817)

3 septembre 2020

Fils de Louis Charlois et de Reine Blondelet, Claude, cinquième génération, nait à Chaulgnes le 12 mars 1748 sous le règne de Louis XV. La vie de la commune est à cette époque encore largement dominée par la viticulture puisque sur les 72 actes enregistrés en 1748, plus de 55% concernent des vignerons ; cette activité viticole suppose des besoins importants en bois de fente pour le merrain et les cercles des barriques ou bien encore les échalas pour le tuteurage des pieds de vigne.

 

Claude Charlois épouse Jeanne Chavance, fille de maréchal-ferrant née à Chaulgnes en 1749, le 17 janvier 1769, « en présence des père et mère du marié, de Claude Charlois, son oncle, de Claude Charlois, son cousin, tous deux couvreurs, de Louis Chavance, père et tuteur de la mariée, de François Chavance, son frère et de plusieurs autres ».

 

Les actes de naissance des enfants de Claude et Jeanne Charlois (Louis, Louis-Grégoire, Jean, Louise et Eugénie), nés entre 1770 et 1787, indiquent que Claude exerce la profession de couvreur. Deux de ses cousins sont quant à eux enregistrés comme fendeur de bois en 1749 : Claude Charlois, mari d’Eugénie Mathieu, et Louis Charlois, mari de Françoise Michée. Il est par ailleurs intéressant de noter que Claude Charlois, mari d’Eugénie Mathieu, est enregistré comme couvreur l’année précédente en 1748. Une preuve de plus de la relation existant entre les métiers de fendeur et de couvreur. Notons enfin que les descendants des Légaré, cousins des Charlois, exercent toujours la profession de cerclier comme l’indique l’acte de décès de Louis Légaré du 28 septembre 1749 précisant que son père, Guillaume, est cerclier.

 

Claude Charlois meurt le 9 août 1817 « à quatre heures du matin dans sa maison à Chaulgnes » à l’âge de 69 ans, trente ans après sa femme, décédée en 1787 après avoir mis au monde leur fille, Eugénie. L’un de ses fils, couvreur, donnera naissance quelques années plus tard, en 1807, à Jean Charlois qui reprendra, d’après les actes officiels d’état civil, le flambeau de la tradition de la famille Charlois de fendeur de merrain.

 

Guillaume Tozer.

 

Visuel : Acte de mariage de Claude Charlois et Jeanne Chavance (17 janvier 1769) © Archives départementales de la Nièvre

Archives mensuelles