Retour en haut de la page
< Retour aux actualités

Carte du duché du Bourbonnais par Willem et Joan Blaeu

7 novembre 2019

La carte du « Borbonium, ducatus. Bourbonnois » est extraite du Theatrum Orbis Terrarum ou Atlas novus de Willem et Joan Blaeu. Cette œuvre, qui a récemment enrichi les collections du Fonds Charlois pour l’Art et la Forêt, nous aide à comprendre et à appréhender l’évolution au fil des siècles des principaux massifs forestiers du centre de la France.

 

À partir de 1635, Willem Blaeu (1571-1638), cartographe et éditeur néerlandais, publie son Theatrum Orbis Terrarum composé de 600 cartes coloriées à la main après impression, ce qui en faisait un ouvrage coûteux. Il fut traduit en plusieurs langues, en particulier en français sous le titre Le Théâtre du monde.

 

Son fils, Joan Blaeu (1596-1673), devient lui-même l’un des grands cartographes hollandais du 17e siècle. Après la mort de Willem en 1638, Joan et son frère Cornelius reprennent l’atelier et Joan devient le cartographe officiel de la Compagnie hollandaise des Indes orientales. Joan Blaeu édite en 1662 l’un des plus remarquables ouvrages de l’histoire de la cartographie connu sous le nom d’Atlas maior (la version française comporte douze volumes de planches gravées à l’eau-forte).

 

Sur cette carte, le duché du Bourbonnais comprend la subdélégation de Saint-Pierre-le-Moûtier de la généralité de Moulins*, alors que cette entité administrative fait normalement partie du duché du Nivernais comme en témoigne la carte du Nivernais publiée par les mêmes auteurs au cours de la même période (cf. Actualité sur la carte du duché du Nivernais).

 

Les principaux massifs forestiers du Bourbonnais sont représentés sur la carte du Borbonium ducatus. On y distingue notamment les contours des forêts de « Melodie » (actuelle forêt de Moladier faisant partie de la forêt domaniale des Prieurés, divisée en cinq massifs répartis autour de Souvigny : Bagnolet, Boisplan, Grosbois, Messarges et Moladier), de Meillant et de Tronçais.

 

 

*Sous l’Ancien Régime, les généralités, créées à l’origine comme cadre de la collecte des impôts directs et indirects, étaient des circonscriptions administratives dirigées par des intendants nommés par le roi. Les intendants exerçaient des pouvoirs étendus en matière de police, de justice et de finances. Les limites des généralités ne coïncidaient que rarement aux limites des anciennes provinces du royaume.