Carte des forêts ducales de Montenoison (1789)
18 juillet 2019
2 min.
L’ancienne forêt de Montenoison ainsi que le Bois Borne et le Bois Beurtrait dépendaient autrefois de la châtellenie de Montenoison, sous la suzeraineté des comtes, puis des ducs de Nevers. Alors propriétés du duc de Nevers, ces forêts appartiennent aujourd’hui à des propriétaires privés.
L’Atlas indique que les forêts des châtellenies de Montenoison, Champallement et Mont-Reuillon étaient « réunies pour ne former qu’un seul aménagement » divisé en 22 coupes dont la première a commencé en 1789 dans la forêt de Montenoison. Cette forêt, d’une contenance de 177 arpents et 29 perches, était divisée en trois coupes, alors que la coupe du Bois Beurtrait, d’une contenance de 63 arpents et 18 perches, était prévue pour être exploitée en 1792 et celle du Bois Borne, d’une contenance de 35 arpents 42 perches, en 1793. Les bois de cet aménagement forestier étaient destinés à l’approvisionnement de Paris et leur adjudication se faisait à Clamecy.
À partir du milieu du 16e siècle, la ville de Clamecy occupa en effet une place essentielle dans l’approvisionnement de Paris en bois de chauffage. Les cours d’eau, en raison de l’état et du faible développement du réseau routier, furent alors privilégiés pour le transport du bois grâce à la technique du flottage. Les bois du Morvan et du nord du duché du Nivernais étaient acheminés jusqu’à Clamecy par flottage à bûches perdues sur la Cure, l’Yonne, le Beuvron ou le Sauzay (des tranchées canalisées furent par endroits aménagées pour rejoindre les cours d’eau naturels comme la Vaucreuse pour les bois de la forêt de Tronçaye). Arrêtés à hauteur de Clamecy grâce à des chevalets placés en travers de la rivière, les bois étaient regroupés dans les chantiers de flottage, triés par propriétaire et assemblés pour former des trains de bois mesurant de 70 à 75 mètres de longueur. Le transport jusqu’à Paris, via l’Yonne et la Seine, durait en moyenne quatre à cinq jours, souvent plus en fonction du courant. L’épopée des flotteurs de bois s’acheva au début du 20e siècle avec l’essor du charbon et du chemin de fer.
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