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Histoires de familles

Antoine Charlois (1849-?)

18 février 2021

Fils de Jean Charlois et de Jeanne Moutet, Antoine Charlois, huitième génération, naît à Chaulgnes le 1er avril 1849 sous la Seconde République (1848-1852) présidée par Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III.

 

Antoine Charlois, fendeur, épouse Marie Dollet, également originaire de Chaulgnes, en 1873. De cette union naîtront onze enfants, dont sept filles (Marguerite, Marie, Louise, Marie-Louise, Juliette, Julie et Louise) et quatre garçons (Jean-Etienne, Léonard, Henri et Eugène, grand-père de Sylvain Charlois).

 

La liste des témoins ayant signé l’acte de mariage d’Antoine et Marie Charlois révèle la profession de deux des frères de la mariée : Jacques Dollet, tonnelier âgé de trente-trois ans, et François Dollet, charpentier âgé de trente-sept ans. Une union qui rapproche deux métiers intimement liés, la merranderie et la tonnellerie, aujourd’hui plus que jamais au cœur des activités du groupe Charlois. Un troisième témoin, Eustache Bailly, ami de l’époux, est quant à lui présenté comme vigneron domicilié à Chaulgnes.

 

Les fils aînés du couple, tout comme leur père, sont enregistrés comme fendeurs dans les recensements de population de 1901 et 1906. Tandis que le recensement de 1901 indique qu’Antoine, Jean-Étienne et Léonard travaillent pour Nourry, exploitant forestier à Poiseux, celui de 1906 précise que Léonard et Henri travaillent pour leur père, Antoine. D’après le recensement de 1911, Jean-Étienne est installé en tant que patron marchand de bois. La profession d’Eugène, âgé de 11 ans en 1911, n’est alors pas renseignée en raison de son âge. Il ne fait néanmoins aucun doute que le garçon suivait déjà son père et ses frères sur les coupes pour se former au métier de fendeur exercé par ses aïeux depuis des générations.

 

La descendance d’Antoine et Marie Charlois a payé un lourd tribut à la Première Guerre mondiale. Léonard est en effet mort pour la France, tué sur le champ de bataille le 2 août 1916 à Hem-Monacu dans la Somme, alors qu’Henri et Jean-Étienne sont respectivement décédés les 28 février 1924 et 11 juillet 1927 des suites de leurs blessures de guerre.

 

 

Visuel : Carte postale de la série « La Forêt en Nivernais », éditée en 1903 par le poète folkloriste Achille Millien – Fonds Charlois pour l’Art et la Forêt.

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